Chaque nouveau projet que j’entreprends nécessite que je m’immerge ; que j’interroge la façon de faire et de penser de tel ou tel artiste. J’aime ce challenge proche de celui du faussaire qui doit se plonger dans la technique et la vision d’un créateur. J’opère des déplacements à travers différents cadres (au sens Goffmanien), de façon à jouer avec le statut d’une œuvre d’art et celui de l’artiste. La transformation, la mise à mal d’un objet artistique, artisanal, archéologique permet une ouverture des champs et un déplacement des frontières entre ces différentes sphères. L’appropriation d’un objet ou d’une pièce passe par une transformation ou une greffe : un déplacement de forme, de matière ou d’espace trouble ses codes de lecture.