RE-RE Enactment

RE-RE Enactment

 

 

Re-Re-Enactment
Vidéo 6min12 – 2011

Détournement. Infiltration. Si l’artiste Francis Alÿs est un adepte des  perturbations discrètes et poétiques dans l’espace urbain, Sébastien Duranté prolonge le processus entamé. L’élève cite le maître, par appropriation et ré-interprétation.

Avec Re-enactment, intervention réalisée en 2000, le but de l’artiste belge était de voir combien de temps il pourrait tenir dans les rues de Mexico avec une arme en main, une action politique à la frontière de la réalité et de la fiction. En visionnant Re-re-enactment, on se demande aussi combien de temps Sébastien Duranté, artiste  et usurpateur, va tenir sans se faire prendre. Sans y être invité, Duranté se proclame participant de l’oeuvre pré-existante et crée une brèche, un espace de liberté dans l’espace cloisoné du centre d’art le Wiels de Bruxelles qui accueillait en 2011 la rétrospective du marcheur contemporain Alÿs. Cerise sur le gâteau, un gardien du centre d’art demande au apprenti hacker de l’art de reposer l’arme du crime, ce « fake » en bois rejoint ses compères et prend part à l’installation d’Alÿs.

L’un provoquait par la confrontation directe, afin de remettre en question les aspects prosaïques de l’urbanisme environnant. L’autre, par le détournement discret, se joue du musée et de l’institution. Duranté échappe au risque de se prendre trop au sérieux et use d’une ironie que Francis apprécierait sans doute.

Elise Girardot

 

Misappropriation. Infiltration. If the artist Francis Alÿs is a follower of the discreet and poetic disturbances in the urban space, Sébastien Duranté extends the begun process. The pupil quotes master, by appropriation and ré-interpretation.
With Re-enactment, intervention realized in 2000, the purpose of the Belgian artist was to see how long he could hold in the streets of Mexico City with a weapon in hand, a political action on the border of the reality and the fiction. By viewing Re-re-enactment, we also wonder how long Sébastien Duranté, artist and usurper, is going to hold without being taken. Unasked, Duranté proclaims himself participating of the pre-existent work and creates a breach, a space of freedom in the cloisoné space of the center of art Wiels of Brussels Which welcomed in 2011 the retrospective of the contemporary walker Alÿs. Icing on the cake, a guard of the center of art asks to the apprentice hacker of the art to restw the murder weapon, this wooden «fake» joins his accomplices and takes part in the installation of Alÿs.
The one caused by the direct confrontation, to question the prosaic aspects of the surrounding town planning. Other one, by the discreet diversion, deceives the museum and the institution. Duranté escapes at the risk of taking itself too seriously and customs of an irony which Francis would doubtless appreciate.
Elise Girardot